Positive Mai

Prête pour le changement

Avoir des relations saines

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Je me suis fait plusieurs remarques ces derniers temps.

Lorsque je dis que je vais faire l’école à la maison l’an prochain, beaucoup de personnes me demandent si je n’ai pas peur de la désocialisation de mes filles. La réponse est non.

Voici la définition de désocialisation trouvée sur le site Larousse : la désocialisation est un processus menant quelqu’un, une catégorie de personnes à ne plus pouvoir participer à la vie sociale, par mise à l’écart prolongée du système productif, impréparation personnelle ou civique, solitude.

Il m’apparaît assez clairement que le collège tel qu’il est aujourd’hui ne permet pas forcément de se préparer personnellement ou civiquement et n’évite pas la solitude. Il nous met également à l’écart du système productif puisque scotché sur une chaise à ingurgiter des connaissances dispensées en cours magistral qu’on vous demande d’étaler sur copie plus tard sans réflexion de fond ni expérimentation. Cela ne me paraît pas être très productif de quelque chose ni très efficace pour pouvoir participer à une vie intéressante et épanouissante.

Je viens de regarder les résultats PISA 2016 et dans les recommandations de l’OCDE pour réduire la prévalence de la faible performance, nous trouvons : renforcer la motivation, donner aux établissements davantage de liberté, impliquer les parents. Avec une petite phrase que j’aime beaucoup : “Les enseignants dont le moral est très bon, qui soutiennent l’ensemble de leurs élèves et nourrissent des attentes élevées à leur égard, sont les plus à même d’aider les élèves peu performants”. Mais à la fois, quand je parle avec tous mes amis enseignants, je vois bien qu’il y a de quoi partir en dépression ou en “amotivation” avec l’usine à gaz qu’est l’éducation nationale aujourd’hui. Qui a creusé les causes qui font qu’il y a des enseignants dont le moral est bon et d’autres non?

Un article de 2013 citait des causes allant du manque d’autorité en classe à l’absence de reconnaissance, en passant par les tensions parents-professeurs, l’accumulation des tâches, les affectations non désirées, le manque de formation, le sentiment d’isolement, la mauvaise gestion des ressources humaines… et dans les commentaires je trouve “le plus dur, c’était les collègues…”. Comme dans beaucoup de situation, “l’enfer c’est les autres”. Mais je ne l’accepte plus aujourd’hui.

Pour moi, il y a un chantier énorme. Pour éviter bien des déboires, il faudrait commencer par concentrer son énergie sur comment avoir des relations saines avec soi-même et avec autrui.

Et ça s’apprend. Vive la psychologie positive.

Je pense que mon niveau d’exigence dans ce domaine est élevé. Je suis moteur aujourd’hui pour créer cet environnement autour de moi, bien épaulée!

etre_moteur

 

 

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